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Nous sommes tous des débutants

Sur ce blog, je répète constamment : “nous sommes tous des débutants”, “il faut reconnaître son incompétence” … Voici les explications. 

Les produits et services respectueux de l’environnement sont, en 2008, au même niveau que nous l’étions en 1980 pour le numérique, au début d’une nouvelle ère où tout reste à inventer.

Nous avons autant de chemin à parcourir qu’entre ma calculette Texas TI57C de 1980 avec ses 58 pas de programmation et l’informatique d’aujourd’hui, autant de chemin qu’entre le téléphone analogique à cadran de mes parent et le téléphone mobile de mon fils ainé.

Nous sommes au début d’une nouvelle ère écologique et nous avons tout à créer, tout à inventer, tout à apprendre. Nous ne mesurons pas encore le gap qui existe entre nos modes de vie actuels, nos habitudes, nos façons de faire et ce qui devra être mis en œuvre pour prendre le chemin d’un développement durable. Nous sommes encore au premier stade de l’apprentissage : “des incompétents inconscients”.

Rappel des quatre stades de l’apprentissage.

Stade 1  : incompétent inconscient  Je ne sais pas que je ne sais pas

A ce stade, on ne cherche pas à progresser, car on considère que sa façon de faire est la meilleure.

 Stade 2 : incompétent conscient Je sais que je ne sais pas

C’est à partir de ce stade que l’apprentissage peut commencer, si la personne trouve la volonté de progresser.

Pour l’environnement, ceux qui franchissent ce stade se demandent : “Mais que faire ? Comment s’y prendre ?” On est un peu face à une feuille blanche. C’est sans doute une des raisons qui explique le décalage entre les 80% de personnes qui se disent préoccupées par l’avenir et les 20% d’entreprise qui ont mis en place une démarche développement durable.

Une recommandation : affichez simplement votre volonté de progresser, inscrivez ce thème dans vos plans de progrès, même si vous ne savez pas encore comment vous y prendre et ce que vous allez concrètement faire.  Le principal est de faire le premier pas, vous apprendrez en marchant.  Reportez-vous à l’approche globale, commencez par la phase de sensibilisation.

Stade 3 : Compétent conscient  Je sais que je sais.

C’est l’étape la plus longue, il faut un entraînement soutenu pour arriver à changer ses anciennes façons de faire.

En termes d’environnement, ça commence maintenant et nous sommes partis pour au moins trente ans de formation, de plan d’action, de mise aux normes… Comme pour l’informatique, les produits et services respectueux de l’environnement vont nous amener à changer complètement nos habitudes, nos façons de faire, progressivement, par étape.

Stade 4 : Compétent inconscient Je ne sais plus que je sais.

A ce stade, les compétences sont acquises et de nouveaux réflexes sont en place.

Rdv dans trente ans…

DSI et environnement…

Dans l’approche que je propose, j’essayerai de faire le plus souvent possible un parallèle entre les problèmatiques environnementales et les problématiques de la DSI. Quelques exemples, à partir des citations les plus connues :

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Voir également les images qui sont dans l’article : La quatrième ère.

Est-ce bien nécessaire ?

Où en est-on aujourd’hui ?

Un sondage sur le jounal du net : “La politique informatique de votre entreprise intègre-t-elle une composante développement durable ?” Réponse : NON ou Ne se prononce pas = 70% !

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Extrait du livre La stratégie d’Hugo

L’opinion est en train d’évoluer, certains gouvernements semblent avoir pris le problème en main, des mesures ont été prises. Al Gore est prix Nobel de la Paix 2007 pour son combat contre le réchauffement climatique. Les choses bougent enfin. Accélérer l’ère écologique est-ce vraiment nécessaire ? Faut-il vraiment Agir ?

C’est vrai les choses bougent, certains gouvernements commencent à agir. Mais ne nous faisons pas d’illusions, s’ils ont la volonté, leurs moyens d’action sont parfois limités et ils ont souvent beaucoup d’entraves. Comme pour le Titanic ou un pétrolier géant, la taille du gouvernail est trop petite pour lui permettre, à lui seul, de manœuvrer rapidement. L’inertie du système est considérable.

De plus, tout le monde n’est pas au même niveau. Peut-être agissez-vous déjà, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. L’effort de quelques-uns, votre effort, ne compenseront jamais l’insouciance de tant d’autres. Les mathématiques nous le prouvent, prenons un exemple : si 50% de la population se mobilise et applique en moyenne 50% des actions, vous ne couvrez que 25% du problème !

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Surtout, n’attendons pas d’avoir tous les produits et services disponibles et accessibles pour Agir, n’attendons pas d’avoir tout l’attirail nécessaire pour aller combattre le feu. Nous disposons déjà du minimum nécessaire nous permettant de nous mobiliser. Notre marge de progression dans le domaine est très grande. Le boum de l’ère écologique ne pourra se faire que si nous déclenchons le boum des convaincus.

Y a-t-il réellement urgence ? Ne peut-on pas attendre la confirmation d’un réel danger ? Aujourd’hui personne ne peut vous donner cette réponse avec certitude. Ne la cherchez pas sur un site internet, dans un livre, dans un reportage télévisé. Elle n’existe pas. La situation se dégrade lentement, mais tout pourrait s’accélérer. Ai-je tort, ai-je raison de m’inquiéter aujourd’hui ? Réponse dans vingt ou trente ans, pas avant. Aucun expert, aussi compétent soit-il, ne pourra vous dire avec certitude ce qui va se passer. Nous parlons de l’avenir, ce qui est certain, c’est qu’il ne se déroulera sans doute pas comme nous l’imaginons. Tout le monde se trompe. Par contre, le choix est à faire aujourd’hui, c’est la génération prochaine qui aura la réponse et en récoltera les fruits. Il faut vous faire votre propre opinion, mesurer correctement les enjeux, vous demander si on a le droit de se tromper, de prendre un risque. Mais il faut choisir son camp maintenant.

L’inertie
Il faut choisir son camp rapidement car ce que nous n’intégrons pas dans notre appréciation du problème, c’est l’inertie des systèmes. Ceci dans tous les sens du terme. Non seulement, les échelles de temps et d’espace nous dépassent, mais en plus, l’inertie de la Terre est telle que les conséquences de nos actes aujourd’hui ne se feront sentir que dans quelques dizaines d’années. Quelques exemples : ce n’est pas parce qu’il fait chaud trois jours d’affilée que votre piscine prend trois ou quatre degrés. Autre exemple, en hiver, vous montez le thermostat dans votre maison, il faut plusieurs heures pour que la pièce monte en température. Il lui faut du temps pour cela, c’est l’inertie des masses (Référence au livre Le scénario Titanic). A une plus grande échelle, la Terre qui se réchauffe, c’est parce que nos parents ou grands-parents ont déréglé le thermostat de la Terre. Nous récoltons aujourd’hui, en bien comme en mal, les fruits des décisions, des actions, des erreurs commises par nos pères, grands-pères et arrière-grands-pères. Une chaudière énorme s’est mise en route, elle continue, inlassablement tous les jours de réchauffer la Terre, l’inertie ne nous permet pas de nous en rendre compte. En continuant, aujourd’hui d’augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère, nous poussons un peu plus le chauffage tous les jours. Nous semons aujourd’hui ce que récolteront nos enfants et petits-enfants dans quelques décennies. Cette inertie nous masque l’ampleur du problème, c’est pour cette raison qu’il est urgent de réagir.

Une autre inertie doit également être prise en compte dans notre raisonnement. Quand bien même nous déciderions tous d’être éco-citoyens, les produits et services respectueux de l’environnement ne sont pas encore facilement accessibles et disponibles en masse. Quels que soient les domaines, il faut compter entre trente et cinquante ans pour qu’un produit ou une technologie se diffuse partout dans le monde. Encore faut-il que la demande soit forte. Enfin, il faut reconnaître également que nous sommes « longs à la détente » et qu’il nous aura fallu par exemple plus de quarante ans également pour que nous adoptions les bons gestes en matière de sécurité routière (en France).

Tant de chemin reste à parcourir. Nous avons l’impression que les choses bougent, mais nous regardons le présent avec le poids de notre éducation, de notre formatage, de nos habitudes et de nos certitudes. Nous sommes à mille lieues de nous rendre compte à quel point nous sommes en retard dans le domaine. Le parallèle qui suit, va peut-être vous étonner, mais c’est voulu. Quand j’étais petit, il y a de cela quarante ans, chez moi, les toilettes étaient dehors, dans la cour. Aujourd’hui nous en avons deux dans la maison, un en bas et l’autre à l’étage. Lorsque je dis cela à mes enfants, ils sont MDR (morts de rire). Aujourd’hui, en termes de préservation de l’environnement, nous sommes à la rue et nous ne l’avons pas encore à tous les étages. J’espère très sincèrement que mes petits-enfants pourront en sourire quand leurs parents leur décriront nos modes de vie actuels. Beaucoup de chemin reste à parcourir et il est maintenant urgent d’accélérer.

Comment progressez-vous un peu tous les jours ?
Progresser dans le domaine de l’environnement, c’est comme apprendre une langue étrangère ou pratiquer un nouveau sport. Il faut apprendre les règles de base, la « grammaire et le vocabulaire », pratiquer un peu tous les jours et surtout avoir l’envie et la volonté de le faire. Si vous lisez ces lignes, vous êtes sans doute convaincu, vous avez cette volonté de progresser et vous avez conscience de la difficulté. Mais combien sommes-nous réellement dans ce cas ? Compte tenu de l’urgence de la situation, comment transmettre rapidement au plus grand nombre cette volonté de progresser ? Par la contrainte ou en jouant sur l’effet d’entraînement ?
 

L’appel aux dons

Ou pourquoi j’ai créé ce blog…

Extrait du livre : La stratégie d’Hugo

Convaincre le plus grand nombre nécessite de toucher une multitude de personnes, une grande diversité de cultures, de langues, de patois. Des gens qui ont tous leur particularité, des métiers, des goûts, des loisirs et des passions différentes. Chacun vivant dans une sphère, une communauté, un monde qui lui est propre. Si on veut être efficace, convaincant, il ne peut y avoir une seule façon de s’adresser à cette gigantesque diversité, à ce patchwork qu’est le monde. Il faut adapter le message à son interlocuteur, trouver les mots justes, trouver la bonne approche. Personne ne peut prétendre pouvoir réussir ce tour de force. Sauf vous peut-être. Car vous avez des dons que nous n’avons pas forcément. Des dons fort utiles pour faire face à cette énorme diversité. Loin d’être exhaustif, nous ne parlerons dans ce chapitre que : de la passion, des savoir-faire et des pouvoirs magiques.

La passion.
Parlons tout d’abord des défenseurs de l’environnement les plus médiatiques comme Al Gore, Jean-Louis Etienne, Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand en France, pour ne citer qu’eux. Ce sont des passionnés dans leur domaine : la politique, l’exploration, les grands reportages, la photographie. Ils ont mis leur passion au service d’une cause. Ce n’est pas un hasard. C’est là où ils sont le plus à l’aise, ils y prennent du plaisir. D’autres utilisent leurs dons, leur passion, ils sont chanteur, humoriste, sportif, peintre, dessinateur, musicien, artisan, ouvrier, cuisinier, écrivain, poète, employé … Qu’ils soient professionnels ou amateurs, ils conjuguent passion et environnement. Ne faites pas comme eux, ne les imitez pas, mais faites comme eux, utilisez votre passion, votre hobby, là où vous êtes le plus à l’aise, là où vous le ferez avec plaisir. Vous n’en serez que meilleur. Vous ne toucherez peut-être pas toute la planète, mais vous serez plus percutant que moi ou tous les grands noms de l’environnement auprès de vos proches, du cercle d’amis qui partagent la même passion que vous, au travail, bref dans votre « monde ».

Les savoir-faire.
Que ce soit dans votre sphère professionnelle, dans votre cercle d’amis, dans votre monde de passionnés, dans votre communauté … la langue, les langages, les codes, les us et coutumes sont différents. On ne s’adresse pas à un comptable, un médecin, un informaticien, un footballeur, un religieux, un européen, un africain de la même façon. Si on veut être écouté et compris, il faut lui parler dans son langage, avec son vocabulaire et utiliser la bonne approche, respecter les usages et coutumes. Il n’y a pas une façon universelle de faire passer un message. Il faut savoir le dire et savoir s’y prendre. Ce qui est sûr, c’est que vous êtes le mieux placé pour toucher tout votre « monde ».

Les savoir-faire, ce sont aussi les compétences que vous avez développées dans votre vie professionnelle, votre métier ou vos passions … Que ce soit en entreprise, dans le sport, dans le domaine artistique ou culturel, il n’y a pas de hasard dans la réussite. Il faut le savoir-faire. Vous avez imaginé, appris et mis en œuvre des méthodes, des stratégies qui vous ont permis de gagner des compétitions ou de faire des progrès significatifs dans votre domaine. Demandez-vous comment vous pourriez les utiliser dans le domaine de la préservation de l’environnement pour sensibiliser, convaincre le plus grand nombre ou Agir.

Les pouvoirs magiques
Dans votre vie professionnelle
, dans vos passions, vos loisirs, dans votre entourage, vous avez sans doute la capacité de faire bouger les choses. Vous avez peut-être la possibilité d’intégrer la préservation de l’environnement dans les objectifs que vous fixez à vos collaborateurs, les membres de votre club ou votre association, votre famille. Chacun dans son monde, à son niveau, en fonction de ses responsabilités peut faire bouger les choses.

Je n’ai pas de dons particuliers, mais j’ai choisi les métaphores pour faire passer ces messages. J’aime le bricolage, le petit bouchon avec sa ficelle ne sont pas un hasard, je pense. Enfin, pour La stratégie d’Hugo, je me suis inspiré de méthodes déployées dans le cadre de l’entreprise. C’est une façon d’aborder le problème, une stratégie, elle ne pourra pas toucher tout le monde.

C’est pour cette raison que je fais appels à vos dons. Vous saurez traduire ce message, mais aussi les messages des grands noms de l’environnement, vous saurez les faire passer, vous choisirez la bonne approche, vous trouverez une meilleure tactique, celle qui est adaptée à votre monde.

Quel niveau d’engagement ? S’engager pour la préservation de l’environnement ce n’est pas forcément aller manifester, œuvrer dans une ONG, une fondation ou une association. Ce n’est pas forcément s’inscrire dans un parti politique ou aller débattre dans des meetings. Il peut y avoir plusieurs niveaux dans l’engagement. Vous pouvez y consacrer 5 minutes par jour comme toute votre vie. Simplement en affichant vos idées, votre désir de partager vos richesses ou plus fortement en en faisant votre passion. Tout dépend de vos moyens, votre disponibilité, vos compétences … et votre caractère.
   Nous avons tous un caractère qui nous est propre, qui fait de nous un être unique. Il nous donne parfois de la force ou de l’apathie, du courage ou de la timidité. Vous pouvez évoluer en termes de compétences techniques, apprendre un nouveau métier, une langue étrangère, un sport. Mais notre caractère sera plus difficile à changer. Si je peux me permettre un conseil, surtout, gardez votre propre caractère, moi je garderai mon propre (sale) caractère. Choisissez votre tactique, votre approche, votre technique et vos supports. Il n’y a pas de meilleure technique, de meilleur choix. Chaque engagement a sa propre valeur, sa propre utilité. C’est le nombre et la diversité des approches qui peuvent provoquer un déclic et non l’uniformité ou la performance de quelques uns. Dans une réaction en chaîne, ce ne sont pas quelques atomes qui provoquent le boum, c’est l’agitation de chacun, à son niveau, qui alimente et accélère la réaction. Donc, ne faites point comme (.com ) les autres, ne faites point comme avant. Usez de votre créativité et de vos passions. C’est de la diversité, de l’agitation et de l’énergie qu’il faut pour provoquer un boum.
 

Ca bouge, les dates clés

1960, conférence de Rome. 1968, Unesco, message d’alerte.
1971, 2200 scientifiques signent le « message de Menton » adressé à l’ONU.
1972 Conférence de l’ONU sur l’environnement à Stockholm.
1972, rapport « Limits to growth » pour le club de Rome par le MIT.
1974 second rapport.
1987, Rapport Brundtland.
1992, Déclaration de Rio (27 principes et Agenda 21) au sommet sur l’environnement et le développement.
1997, bilan de la mise en œuvre de l’agenda 21 à NY.
1997, Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
2000, Déclaration du millénaire à l’ONU.
2002, Sommet mondial du développement durable à Johannesburg.
2001 à 2005, Evaluation des écosystèmes pour le millénaire.
2007, Al Gore et le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) reçoivent le prix Nobel de la Paix pour leur lutte contre le changement climatique.
2007, Sommet de Bali, conférence des nations unies sur le climat.
2007 Grenelle de l’environnement en France.    

Ils ont dit

Victor Hugo : « C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

Le Dalaï Lama : « Si je devais voter demain, ce serait pour un parti écologiste. Ce n’est pas un choix politique, c’est une question de survie ; c’est pourquoi je considère cette question comme primordiale. »

Gandhi : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. »

Albert Einstein : « Quand les abeilles disparaîtront, ce sera la fin du monde. »

Antoine de Saint Exupéry : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous l’empruntons à  nos enfants ».

Nicolas Boileau : « On peut être un héros sans ravager la Terre »

Winston Churchill : « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. »

Woody Allen : “Je m’intéresse à l’avenir car c’est là que j’ai décidé de passer le restant de mes jours.”

Conway MacMillan : “Avons-nous besoin de sauver cette espèce de condor ? Pas forcément … sauf que pour sauver le condor nous aurons besoin de développer les qualités qui nous permettront de nous sauver nous-mêmes.”

Léonard de Vinci : “Va prendre tes leçons dans la nature”.

Jean Monnet : “Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.”

Mikhaël Gorbachev : “Nous ne devons pas attendre que la crise de notre société atteigne un point de non retour. Nous devons agir ! Chaque personne peut agir. Si chacun fait la part qui lui revient, aussi modeste soit-elle, nous pouvons tous ensemble arriver à faire ce qui est nécessaire.”

Gandhi : “Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre.”

Nicolas Boileau : “On peut être héros sans ravager la terre.”

Albert Einstein : “Il est grand temps de remplacer l’idéal du succès par celui du service”.

Jacques Chirac : « La maison brule et nous regardons ailleurs… »

Nous n’avons pas les mêmes valeurs

Les experts nous conseillent de travailler trois axes : Sensibiliser, c’est-à-dire expliquer le contexte et l’état des lieux. Convaincre, de se mobiliser. Et enfin Agir, c’est à dire expliquer comment faire et mettre en œuvre. 

Pour Sensibiliser, certains font appel à l’image (photos, reportages), à la chanson, à l’analyse des données scientifiques brutes. Dans mon livre Le scénario Titanic (éditions Jouvence),  j’utilise les métaphores. Pourquoi ?
 

Parce qu’entre la Terre et nous, tout nous sépare. Nous mesurons à peine deux mètres, elle fait environ 12 600 000 mètres de haut. Nous vivons cent ans, elle a 4 milliards d’années. Notre cœur bat plus d’une fois par seconde, soit environ 4 milliards de fois en cent ans, pour la Terre une seconde de son temps, c’est une année pour l’homme. Une évidence :

Nous n’avons pas les mêmes valeurs.

Dès que nous parlons de la Terre, nous sommes amenés à raisonner sur des échelles de distance et de temps qui nous dépassent. Nous ne manipulons jamais ces grandeurs dans notre vie de tous les jours. Comme pour les grosses sommes d’argent, il arrive un moment où celles-ci ne veulent plus rien dire. Lorsque l’on parle de 6,5 milliards d’individus sur terre, peu de personnes arrivent à mettre une réalité sur ce nombre. Au-delà du millier de personnes, cela dépasse notre capacité d’intégration. Lorsque l’on parle de millions d’hectares de forêts qui disparaissent chaque année, peu de gens sont en mesure de comprendre ces chiffres et leurs implications. Si on nous parle de Gigatonnes de CO2 libérées dans l’atmosphère chaque année, que comprenons-nous réellement ?

Les phénomènes concernent l’ensemble de la planète. L’échelle d’espace est démesurée. Nous raisonnons tous les jours sur des distances ou des surfaces qui ne dépassent pas les 100 kilomètres ou la centaine de m². Pour la majorité d’entre nous, les phénomènes sortent de notre champ de perception.

En outre, ces phénomènes se déroulent sur des dizaines d’années. Une dizaine de seconde à l’échelle de la planète, mais pour nous humains, c’est bien au-delà de notre capacité à envisager l’avenir. Dans notre vie de tous les jours, nous raisonnons sur une échelle de temps qui va de la journée à la semaine, parfois au mois ou sur l’année, très rarement sur plus de dix ans.

Notre cerveau n’est pas habitué à manier ces échelles de temps et d’espace. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est un manque de pratique. Si on fait un parallèle avec le sport, ce n’est pas parce que vous savez bien courir le 100 et le 400 m que vous savez courir le 5000 ou 10.000 m avec la même aisance.

Pour contourner cet obstacle, il faut raisonner en termes de génération et non d’année. Mettez-vous dans la peau de vos enfants : « Quel avenir pour eux ? Comment fera-t-on dans trente ans sans ce type de ressources ? ».

Utiliser des métaphores permet aussi de réduire les échelles de temps et d’espace; d’observer le passé et parfois de prévoir l’avenir. Lire en ligne C’est la fête au village

Extrait du livre Le scénario Titanic
 

Refus, colère

Vous roulez en voiture en ville, un automobiliste vous refuse la priorité, c’est l’accident. Votre première réaction : « Oh ! Non, c’est pas vrai ! », suivi immédiatement par une grosse colère « Mais quel c.. celui-là alors ! ». Vous restez assis au volant, en vous disant que ce n’est peut-être pas trop grave, que votre voiture n’a pas grand-chose et que vous allez pouvoir repartir rapidement, car ce matin vous êtes pressé, intérieurement vous négociez avec la réalité. Puis vous descendez de voiture et devant l’ampleur des dégâts, il devient évident que ça va prendre du temps. C’est une catastrophe, vous ne serez pas à l’heure à votre rendez-vous, tous vos projets tombent à l’eau, vous n’êtes plus maître de votre agenda, il faut changer vos plans, vous déprimez. Après avoir rassemblé vos esprits, vous acceptez la réalité et vous commencez à rechercher des solutions, vous réagissez.

C’est le processus classique du deuil. Selon Elisabeth Kübler-Ross (psychiatre), lors d’un choc émotionnel (décès, accident, invalidité, perte d’un emploi, catastrophe, rupture …), nous passons par cinq étapes : le refus, la colère, la négociation, la dépression, l’acceptation. Plus ou moins longues suivant la gravité de l’évènement, parfois dans un ordre différent.

Pour l’état de la Terre, nous sommes face à un choc de même nature et d’une toute autre ampleur, il concerne l’avenir de nos enfants. Selon vos interlocuteurs, vous allez trouver tous les cas de figures. Certains seront dans le refus, d’autres dans la colère. Les Convaincus ont souvent fait tout le chemin et ils agissent. Pour sensibiliser et convaincre, il est intéressant de savoir à quelle étape se trouve votre interlocuteur.

Le refus.

Le refus est un moyen de faire face au choc, à l’avenir qu’on nous annonce. Face à une situation menaçante ou un choc émotionnel, le refus est une réaction normale. Mais avec le temps, lorsque les preuves s’accumulent, le refus n’est plus une solution. Vient alors la colère.

La Colère

« Pourquoi nous, pourquoi maintenant, pourquoi ne fait-on rien ou si peu ? ». La colère est une réaction normale. Il faut l’exprimer, la laisser sortir. Le mieux à ce stade est de transformer la colère en source de motivation.

La Négociation

Certaines personnes passent par une phase de négociation. « La situation n’est pas aussi grave qu’on veut bien nous le dire. On devrait pouvoir trouver des solutions pour régler ce problème. Le pire n’est pas certain. » On négocie avec la réalité. Mais les faits sont têtus et devant l’accumulation des preuves, on comprend vite la futilité de ce type d’argument et de raisonnement. On se dit qu’il va falloir changer ses plans. Vient alors pour certains, l’étape de la dépression.

« C’est quand l’impossible est devenu inéluctable qu’on aime mieux le croire incertain. »  Geneviève Barbier. La société cancérigène. Flammarion.

La dépression.

On est encore sous l’effet du choc du diagnostic et on doit admettre qu’on n’est plus maître de notre avenir, on découvre qu’on va devoir changer de mode de vie, que les impacts pour nous et nos enfants sont sans doute importants. Il est normal de déprimer. On vit dans les souvenirs, on a la nostalgie du passé, on baisse les bras, « à quoi bon ! ». On ne prend plus plaisir à rien. On n’a pas l’énergie nécessaire pour tourner la page. On n’a pas encore fait son deuil. La seule solution est une réaction dynamique et accepter la réalité.

L’acceptation & l’action

Il faut tourner la page, faire son deuil, être Convaincu qu’il existe des solutions, que d’autres choix sont possibles et passer à l’action, Agir. 

Où en est-on aujourd’hui ? Individuellement certains sont déjà dans l’action. Collectivement nous sommes encore dans le refus. Nous voyons souvent les choses telles que nous voulons qu’elles soient et non telles qu’elles sont en réalité.

Extrait du livre : La stratégie d’Hugo (version intégrale)

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La quatrième ère

“Ou pourquoi les professionnels de l’informatique et des NTIC ont trente ans d’avance sur le développement durable.”  

Nous vivons actuellement sur Terre une période totalement inédite, la conjonction de 3 nouvelles ères : une ère de ressources rares, une nouvelle ère climatique et une nouvelle ère écologique. Une nouvelle ère écologique, car une prise de conscience est en train de s’opérer à travers le monde et les choses commencent à bouger. Mais entre ces trois ères, une compétition s’est engagée et d’après les spécialistes de l’environnement, nous partons avec trois longueurs de retard. Ce qui nous manque le plus aujourd’hui, ce n’est pas tant les idées, les solutions ou la volonté, c’est surtout le temps. Le temps pour les mettre en œuvre et entraîner tout le monde. Il est donc urgent d’accélérer.

Les professionnels de l’informatique auront un rôle clé à jouer dans l’accélération de cette nouvelle ère. Non seulement parce que les NTIC permettent de dématérialiser l’information, de la faire circuler plus vite, de concevoir et mettre sur les marché des produits plus rapidement, de simuler et prévoir l’avenir avec une plus grande précision, mais aussi parce que l’informatique et l’écologie sont deux mondes qui présentent de nombreuses similitudes avec trente ans de décalage. En effet, si la nouvelle ère écologique a débuté dans les années 2000, celle du numérique a commencé dans les années 1970. Voici une liste non exhaustive des points communs.

Les publics et secteurs concernés

Tout le monde est concerné, particuliers, entreprises, collectivités. Tous les secteurs de l’économie sont touchés : industrie, tertiaire, agriculture, loisirs… L’informatique comme l’écologie touchent l’ensemble de la planète. Au sein d’une entreprise, toutes les directions sont concernées par le développement durable, comme pour l’informatique.

Tous des débutants

En 1970 pour l’informatique et en 2000 pour l’écologie, nous sommes tous des débutants. Dans ces deux mondes, nous partons de zéro ou presque. L’effort de formation pour faire monter en compétences l’ensemble de la population est considérable. La conduite du changement pour faire évoluer les comportements, les réflexes présente les mêmes difficultés dans les deux cas.

Informatique et écologie sont des mondes virtuels pour le commun des mortels

En dehors des spécialistes de l’informatique, un internaute ou un employé n’imaginent pas toutes les ressources mises en œuvre lorsqu’ils cliquent sur leur souris. Le numérique est un monde virtuel pour l’utilisateur final. Lorsque l’on clique sur un interrupteur, lorsqu’on allume son four, lorsqu’on ouvre un robinet ou lorsqu’on achète un produit dans un magasin, on n’imagine pas toutes les ressources qui sont mises en œuvrent pour nous offrir ce service ou ce produit. L’écologie est un monde virtuel pour l’utilisateur final.

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Informatique et écologie sont deux mondes nouveaux

Il y a 40 ans, naissaient l’ère du numérique. Tout était à inventer, les produits, les services, les matériels, les logiciels. L’informatique et les NTIC ont bouleversé l’économie mondiale, des entreprises sont nées, des filières nouvelles sont apparues, une industrie nouvelle s’est créée, tout cela en moins de quarante ans. Il en sera sans doute de même avec l’écologie : la raréfaction des ressources, les bouleversements climatiques, une demande grandissante pour des produits plus respectueux de l’environnement vont bouleverser l’économie dans les vingt ans qui viennent. Des nouvelles entreprises vont naître, des filières nouvelles vont apparaître, une industrie nouvelle va se créer, tout cela, j’espère, le plus rapidement possible.

Informatique et écologie un virage à ne pas rater pour certaines industries

Dire que le numérique est en train de bouleverser en profondeur le monde et que certains domaines sont particulièrement impactés est un euphémisme (exemples : la photo, les médias, la presse, le cinéma, la musique, le livre). Il en sera de même avec l’écologie pour de nombreuses industries (transport, tourisme, agriculture…). Faute de se remettre en question suffisamment tôt, certaines risquent de disparaître, d’autres devront se remettre complètement en question.

Informatique et écologie, la génération au pouvoir n’est pas formée

Replacez-vous 40 ans en arrière, il en a fallu des arguments pour convaincre les dirigeants de l’époque que ces d’ordinateurs avec des cartes perforées et leurs écrans verts allaient révolutionner le monde et leur faire faire des économies. Il aura fallu une génération pour que l’informatique soit comprise et reconnue par la génération au pouvoir. Il va en falloir encore des arguments pour convaincre les dirigeants qu’investir aujourd’hui dans la préservation de l’environnement leur fera faire des économies demain.

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Informatique et écologie sont des mondes techniques pour le commun des mortels

Que ce soit pour l’informatique et l’écologie, ces deux mondes font appels à des connaissances techniques que ne possèdent pas le commun des mortels. Chacun des ces mondes possèdent son propre vocabulaire, les produits et services demandent de la formation pour être maîtrisés. Les interactions entre les systèmes (éco-systèmes ou logiciels) sont parfois impossibles à prévoir, même pour les spécialistes. Cette technicité ne facilite pas leur diffusion.

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Informatique et écologie nécessitent les mêmes budgets

1 à 2%, c’est le budget moyen des DSI dans les entreprises. 1 à 2% du PIB mondial, c’est ce qu’il faudrait dégager comme moyens pour résoudre les problèmes.

Informatique et écologie, la nécessaire préservation des ressources

Un DSI et le ministre de l’écologie ont à régler les mêmes problèmes : comment faire face à la croissance du nombre d’utilisateurs, des besoins, du trafic, des machines, comment préserver les ressources tout en garantissant un bon niveau de service à l’utilisateur final, le tout sans entamer son budget.

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1970-2010 vers le tout numérique.

Il aura fallu 40 ans pour faire entrer le monde dans l’ère du tout numérique. 40 ans pour convaincre, former, intégrer le numérique dans les produits et services, créer une nouvelle économie, de nouveaux métiers… 40 ans qui ont bouleversé le monde, qui ont tout accéléré, 40 ans pendant lesquels bon nombre de sociétés ont du changé de cap pour ne pas disparaître. 

2000-2030 vers le tout écologique ?

D’après les spécialistes, il ne nous reste que 10 ou 20 ans, tout au plus, pour faire entrer le monde dans l’ère du “tout écologique”. 10 ou 20 ans pour convaincre, former, intégrer la préservation de l’environnement dans les produits et services, créer une nouvelle économie, de nouveau métiers… 10 ou 20 ans pour bouleverser le monde, pour accélérer. 10 ou 20 ans pour que nos sociétés changent de cap pour ne pas disparaître. 

Comment réussir ce tour de force ? En tant que professionnels de l’informatique vous pouvez jouer un rôle important, en effet, non seulement les NTIC ont la capacité d’accélérer les mutations, mais en plus, vous venez de vivre l’ère du tout numérique. Vous avez mis au point  des méthodes, acquis des réflexes et de l’expérience qui pourraient être fort utiles aujourd’hui ; tant le monde de l’écologie et de l’informatique sont similaires. C’est ce que j’essayerai de vous démontrer sur ce blog.  

Alors, maintenant peut-on dire informatique et écologie, même histoire, même combat, même destin ? Personne ne peut l’affirmer. Je remarque simplement qu’il y a quelques années, toutes les entreprises qui se créaient sur la toile avaient un point commun : gOOgle, wanadOO, kelkOO, yahOO… Notre nouveau super ministre de l’écologie s’appelle BorlOO, c’est peut-être un signe du destin ! Non ?

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Environnement, une conjonction de 3 ères :

une ère de ressources rares, une nouvelle ère climatique, une nouvelle ère écologique.

Le numérique, la quatrième ère.

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Livre : La stratégie d’Hugo

Le livre La stratégie d’Hugo présente une méthode simple pour progresser sur le chemin de l’éco-citoyenneté et de l’engagement personnel.

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Préface de Guy Petit, président de l’association Bouchons d’amour

Il y a parfois des rendez-vous qu’il ne faut pas rater. Celui que nous avons aujourd’hui avec la Terre est de la plus haute importance, il conditionne tout simplement notre avenir. La Terre n’en peut plus et nous le fait savoir : réchauffement climatique, catastrophes, raréfaction des ressources, désertification … La crise est devant nous, il va nous falloir l’affronter.

Que faire ? Nous sommes tous, d’une manière ou d’une autre, à l’origine du problème : entreprises, particuliers, gouvernements, collectivités, associations… C’est tous ensemble que nous devons et nous pouvons le résoudre. Nous le devons pour les générations futures, nous le pouvons car les solutions existent : certains produits ou services plus respectueux de l’environnement commencent à se diffuser, d’autres sont encore dans les cartons ou en phase de test, les bons gestes commencent à être connus. Une prise de conscience existe, les initiatives et projets sont de plus en plus nombreux, les énergies se sont mises en marche. Cette dynamique est porteuse d’espoir. Nous avons connu la révolution industrielle, nous allons connaître, je l’espère, la révolution verte, une nouvelle ère écologique comme le suggère les auteurs.

Mais il y a urgence en matière de préservation de l’environnement, nous partons de zéro ou presque. Ce qui nous manque le plus aujourd’hui, ce n’est pas tant les idées, les solutions ou la volonté, c’est surtout le temps. Le temps pour les mettre en œuvre et entraîner tout le monde. La raréfaction des ressources, le réchauffement climatique ne nous laisseront pas de répits. Il nous faut donc accélérer cette nouvelle ère écologique. Comment ? C’est justement la stratégie que vous proposent les auteurs. Le problème est extraordinairement complexe, leurs propositions sont extrêmement simples. L’avenir est inquiétant, leur approche est originale, plaisante, point comme les autres selon leur expression.

Comme vous le découvrirez, la stratégie qu’ils proposent fonctionne avec des énergies renouvelables, disponibles à travers le monde. Qui peut le construire ?  Moi, vous, nous tous. Comment le met-on en route ? Il nous faut juste la volonté d’en parler ensemble. Soyons les acteurs du changement ! Car lorsque les choses bougeront par la contrainte, il sera trop tard. Le message des auteurs est simple, court, il tient en trois mots : « fête la Terre ». Nous pouvons encore choisir cette approche. Il y a parfois des messages qu’il faut savoir écouter.
 

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