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Le partage des richesses

Ou comment je me suis inspiré de mon expérience de DSI pour écrire ce chapitre. 

Pour progresser et faire progresser la DSI, rien de tel que les club, les échanges entre collègues, les salons, le retour d’expérience des autres. J’étais membre de l’ADIRA et DSI-74, une source de progrès unique.  

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On ne retient que 10% de ce que l’on lit et plus de 50% quand on échange avec les autres.

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Extrait du livre La stratégie d’Hugo

Nous avons un problème de taille à résoudre. Les termes de l’équation sont en effet les suivants. (1) Le réchauffement climatique est global, le problème des ressources concerne toute la planète. (2) Il n’y a pas un seul responsable, mais plusieurs milliards. (3) Si certains sont plus avancés que d’autres, nos compétences sont plutôt limitées. (4) Le boum des produits et services respectueux de l’environnement ne se fera pas par l’opération du Saint Esprit. (5) Les associations, les collectivités, les gouvernements ne peuvent à eux seuls tout résoudre.

 (6) Très important : si le problème est global, les solutions sont avant tout locales, il faut Agir sur chaque foyer, faire du porte à porte, dans chaque village, ville, région, dans chaque entreprise et collectivité. Il n’y a pas de solution unique qui convienne à tout le monde. L’adresse d’un magasin ou d’une association, les dates d’un évènement sur ce thème, la formation et l’aide sont à dénicher au niveau local, près de chez vous. En théorie les solutions existent, mais la mise en œuvre et les interlocuteurs ne seront pas forcément les mêmes à Paris, Marseille, Jenlain (mon village d’enfance dans le Nord), New-York, Tokyo, Oslo, dans votre ville ou dans votre village …

Nos richesses.

A force de lecture, d’information, de reportages, de recherches, d’essais, de rencontres, nous avons tous progressé dans le domaine de la préservation de l’environnement. Nous nous sommes formés, nous avons acquis du savoir-faire et le coup de main.

Nous avons quelques compétences, elles sont précieuses pour l’environnement, ce sont nos richesses. 

 

Le bon geste, c’est de le partager. Le bon réflexe, c’est la solidarité.

Connaître les bons gestes pour préserver l’environnement est une vraie richesse. Mais LE bon geste, c’est justement de le partager avec les autres, avec tous les autres, avec le monde entier même. Enfin, dans un premier temps, vous commencerez par votre entourage, votre monde.

Partager ses richesses, échanger avec les autres doit vous permettre de passer de la théorie à la pratique beaucoup plus rapidement. Si vous vous échangez des bons tuyaux, des bons gestes, cela vous évitera de réinventer l’eau chaude. Si un de vos amis a trouvé une solution ultrasimple, copiez-la, vous gagnerez du temps. Il pourra vous entraîner et vous aider à vaincre la barrière de l’eau froide. On se fait parfois en effet une montagne d’un problème et quand on nous plonge dans la solution, on se demande pourquoi on ne s’est pas jeté à l’eau plus tôt. Partager ses richesses, c’est aussi se partager le travail pour trouver une solution à un problème commun.
Si certains sont plus en avance que d’autres, le bon réflexe c’est la solidarité, c’est d’entraîner les autres dans tous les sens du terme.

Ce partage des richesses, il faut le faire le plus souvent possible, avec vos amis, votre famille, vos collègues. Il permettra de faire circuler l’information, les bonnes pratiques, localement et rapidement. C’est une méthode qui génère une certaine émulation.

Partager les richesses, est-ce efficace ? Oui, ça se pratique dans beaucoup d’autres domaines (industrie, recherche, éducation …) avec succès.

Le problème est global et vous êtes le centre du monde.
Pour être plus précis, vous êtes au centre de votre monde, au centre de votre réseau. Votre famille, vos amis, vos connaissances professionnelles et extraprofessionnelles.

C’est une des clés qui devrait nous permettre de résoudre notre problème global. Au sein de votre monde, vous serez un relais d’information et de bonnes pratiques. Il n’y a que vous pour faire passer ces informations au niveau local, au niveau de chaque foyer, de chaque personne.
 
L’objectif est de trouver rapidement de l’information, comme : l’adresse, le n° de téléphone, le site internet ou l’email … d’un artisan, d’un magasin, d’un spécialiste, d’une association ou la date et le lieu d’un événement (foire, exposition, conférence, marché …). Mais aussi trouver le nom précis d’un produit, le titre d’un livre, d’un magazine, un conseil de lecture, afin de faire le bon choix pour sélectionner les produits et les services les plus respectueux de l’environnement et des hommes …

Les thèmes qui peuvent être abordés sont nombreux. Ils concernent la vie de tous les jours : la nourriture, l’habillement, les soins du corps. Pour votre maison : l’aménagement, l’ameublement, la décoration, les modes de chauffage, l’isolation, la consommation en eau ou électrique, le jardinage, le bricolage, l’entretien. Pour votre travail, votre famille, vos loisirs : les modes de transports, la voiture, le sport, les sorties, les vacances, les cadeaux, l’éducation …

Le principe du partage d’information est simple, déjà éprouvé dans d’autres domaines. Partager ses richesses, doit devenir un rituel, comme dire bonjour, s’échanger des cartes de visite ou prendre le café.
Pourquoi pas, mais … avec qui ? Vos moyens d’Agir sont au niveau local, la formation sur le terrain, la mise en œuvre pratique c’est proche de chez vous qu’il faut l’avoir. Donc il faut le faire avec son entourage, ses proches, ses collègues de travail. Avec tout votre monde.

Quand et où ? A toutes les occasions de la vie courante ou professionnelle. Lors d’une soirée chez des amis, à la machine à café, lors d’un goûter, une balade dans la nature ou d’un shopping en ville. N’importe quand, n’importe où. Vous pouvez y consacrer 30 secondes comme toute une après-midi. Plus vous y consacrez du temps, plus vous échangez, plus vous êtes riche.

S’il faut voir grand, commencez petit. Testez avec vos amis ou vos proches. Entraînez-vous en petit nombre, puis progressivement élargissez le cercle. C’est indispensable pour acquérir un minimum d’expérience. Prêtez-vous les livres d’écologie. Echangez-vous les articles de revues, les magazines, des adresses internet …

Les risques ? Le partage des richesses n’a d’intérêt que si le plus grand nombre s’inscrit dans cette démarche. Sinon, après avoir fait trois fois le tour de vos amis, la source d’idées nouvelles va rapidement se tarir. Pour que ça marche, il faut qu’il y ait création de richesses en permanence, il faut donc échanger avec le plus grand nombre.

Le saviez-vous ?
On retient environ

- 10% d’une lecture ;
- 50% de ce que l’on entend et on voit ;
- 90% quand on parle et on fait … quand on partage.

Hugo : Quel objectif ? Je suis un utopiste, mais mon rêve serait que partout dans le monde, dans chaque immeuble, chaque quartier, chaque village, chaque ville, on organise, des millions de rencontres, de soirées, de fêtes, dont le thème principal serait le partage des richesses. Le mot d’ordre serait facile à retenir : Fête la Terre ! 
Je sais, je rêve, mais je suis là pour ça.

           

La règles des 3R

En matière de préservation de l’environnement, il existe un principe général qu’il est indispensable de connaître, c’est la règle des 3R =Réduire, Réutiliser, Recycler.

Cette règle peut s’appliquer à toutes les actions et décisions que nous prenons tous les jours, dans notre vie courante, chez soi, au bureau …

Réduire :

votre consommation de produits, de services, vos consommations d’énergie (gaz, essence, fuel, électricité …). « Le produit ou le service qui pollue le moins est celui qu’on ne consomme pas ! »

Réutiliser :

avant de jeter, posez-vous la question, des solutions alternatives existent. Des associations, des magasins, des vides-greniers vous permettent d’offrir une seconde vie à des objets dont vous n’avez plus l’usage. Pensez-y, c’est un petit effort pour l’environnement et ça réduit nos volumes de déchets.

Recycler :

quand on ne peut ni réduire, ni réutiliser, quasiment partout en France des moyens sont mis à notre disposition pour trier nos déchets. Notre marge de progression dans ce domaine est encore très importante. Non seulement vous ferez un geste pour l’environnement, mais en plus c’est un secteur qui est créateur d’emplois.

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Pour un avenir durable, un progrès mesuré

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 Extrait du livre La stratégie d’Hugo.

Cela vous paraîtra peut-être surprenant dans un site qui parle d’environnement, mais je vais faire référence au monde de l’entreprise. A son échelle, une entreprise est confrontée aux mêmes problèmes que la Terre aujourd’hui : une raréfaction des ressources (argent, approvisionnement en matière première, en énergie …), un climat qui se dégrade (le climat des affaires qui se durcit), un management des différentes directions parfois difficile (le management des différents pays), le choix d’une stratégie pour un développement durable (idem), la gestion des stocks (les stocks alimentaires, énergétiques …), le recouvrement des factures (les impôts), le problème des déchets (idem) … Je pourrais continuer pendant trois à quatre pages, tant les similitudes sont nombreuses.

Une différence : les sociétés naissent et disparaissent depuis des centaines d’années. Certaines sont plus que centenaires, d’autres déposent le bilan rapidement. En observant les raisons des échecs et des succès, l’homme en a tiré une certaine expérience et a mis au point des méthodes de gestion et de management qui ont maintenant fait leurs preuves. Pour la Terre, depuis quelques années, les résultats sont dans le rouge, tous les indicateurs vont dans le mauvais sens. Nous sommes lourdement endettés, nous entamons tous les jours une peu plus notre capital, nos stocks fondent comme neige au soleil. En réalité nous suivons le même chemin que les entreprises qui, sans réaction ou changement, déposent le bilan.

Une constante dans les sociétés qui se sont développées régulièrement depuis des années, qui ont un « développement durable », elles sont toutes adeptes d’un progrès mesuré. Dans tous les domaines, chiffre d’affaire, endettement, résultats, niveau des stocks, à tous les niveaux, directions, départements, services … elles fixent des objectifs clairs, compréhensibles par tous. Elles mettent en place les moyens de mesure qui permettent à tous de voir clairement d’où on part, quels sont les objectifs et le chemin parcouru. Un point de l’avancement est fait régulièrement avec les équipes.

Qui n’a jamais vu les indicateurs de suivi dans le genre de celui-ci ?

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En termes d’environnement, connaissez-vous les objectifs qui nous sont fixés, sont-ils clairs ? Avez-vous déjà vu des graphiques qui montrent où on en est (niveau de CO2, taux de recyclage, réduction de la consommation d’énergie …) ? Au niveau mondial, au niveau de votre pays, de votre région, de votre ville ? Recevez-vous régulièrement un tableau avec des graphiques (les mêmes d’un mois ou d’un trimestre sur l’autre) qui vous montrent clairement d’où l’on vient, les objectifs, le chemin parcouru, qui vous listent les actions en cours, qui vous expliquent votre contribution … ? Pour l’instant, ça n’existe guère.

Autre intérêt de suivre un sujet précis avec cette méthode, c’est l’accélération. Lorsqu’un problème doit-être résolu, l’expérience montre que le seul fait de fixer des objectifs clairs, de mettre en place des tableaux de suivi, agit sur le problème et accélère sa résolution.

Si nous voulons accélérer, il faut que rapidement, au niveau de chaque pays, chaque région, ville, village les objectifs clairs soient fixés (ils commencent à l’être), mais surtout que les moyens de mesure et d’information régulière soient mis en place.

En résumé, si nous voulons progresser rapidement dans le domaine de l’environnement, il faut fixer des objectifs clairs compréhensibles par tous et mesurer les progrès.

Pour un avenir durable, un progrès mesuré.

Mettre en place de tels indicateurs : évolution des émissions de CO2, progression des ventes de produits bio, taux de recyclage … au niveau national ou régional, est de la responsabilité des gouvernements, des entreprises ou des collectivités. En tant que simples particuliers nous ne pouvons rien faire.

Par contre, nous appliquons cette devise à notre projet. Nous mesurons le chemin parcouru au travers de différents indicateurs (la fréquentation du site, le nombre de téléchargements…) mis en ligne sur notre blog.

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