Est-ce bien nécessaire ?

Où en est-on aujourd’hui ?

Un sondage sur le jounal du net : “La politique informatique de votre entreprise intègre-t-elle une composante développement durable ?” Réponse : NON ou Ne se prononce pas = 70% !

________________________________ 

Extrait du livre La stratégie d’Hugo

L’opinion est en train d’évoluer, certains gouvernements semblent avoir pris le problème en main, des mesures ont été prises. Al Gore est prix Nobel de la Paix 2007 pour son combat contre le réchauffement climatique. Les choses bougent enfin. Accélérer l’ère écologique est-ce vraiment nécessaire ? Faut-il vraiment Agir ?

C’est vrai les choses bougent, certains gouvernements commencent à agir. Mais ne nous faisons pas d’illusions, s’ils ont la volonté, leurs moyens d’action sont parfois limités et ils ont souvent beaucoup d’entraves. Comme pour le Titanic ou un pétrolier géant, la taille du gouvernail est trop petite pour lui permettre, à lui seul, de manœuvrer rapidement. L’inertie du système est considérable.

De plus, tout le monde n’est pas au même niveau. Peut-être agissez-vous déjà, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. L’effort de quelques-uns, votre effort, ne compenseront jamais l’insouciance de tant d’autres. Les mathématiques nous le prouvent, prenons un exemple : si 50% de la population se mobilise et applique en moyenne 50% des actions, vous ne couvrez que 25% du problème !

zone couverte

Surtout, n’attendons pas d’avoir tous les produits et services disponibles et accessibles pour Agir, n’attendons pas d’avoir tout l’attirail nécessaire pour aller combattre le feu. Nous disposons déjà du minimum nécessaire nous permettant de nous mobiliser. Notre marge de progression dans le domaine est très grande. Le boum de l’ère écologique ne pourra se faire que si nous déclenchons le boum des convaincus.

Y a-t-il réellement urgence ? Ne peut-on pas attendre la confirmation d’un réel danger ? Aujourd’hui personne ne peut vous donner cette réponse avec certitude. Ne la cherchez pas sur un site internet, dans un livre, dans un reportage télévisé. Elle n’existe pas. La situation se dégrade lentement, mais tout pourrait s’accélérer. Ai-je tort, ai-je raison de m’inquiéter aujourd’hui ? Réponse dans vingt ou trente ans, pas avant. Aucun expert, aussi compétent soit-il, ne pourra vous dire avec certitude ce qui va se passer. Nous parlons de l’avenir, ce qui est certain, c’est qu’il ne se déroulera sans doute pas comme nous l’imaginons. Tout le monde se trompe. Par contre, le choix est à faire aujourd’hui, c’est la génération prochaine qui aura la réponse et en récoltera les fruits. Il faut vous faire votre propre opinion, mesurer correctement les enjeux, vous demander si on a le droit de se tromper, de prendre un risque. Mais il faut choisir son camp maintenant.

L’inertie
Il faut choisir son camp rapidement car ce que nous n’intégrons pas dans notre appréciation du problème, c’est l’inertie des systèmes. Ceci dans tous les sens du terme. Non seulement, les échelles de temps et d’espace nous dépassent, mais en plus, l’inertie de la Terre est telle que les conséquences de nos actes aujourd’hui ne se feront sentir que dans quelques dizaines d’années. Quelques exemples : ce n’est pas parce qu’il fait chaud trois jours d’affilée que votre piscine prend trois ou quatre degrés. Autre exemple, en hiver, vous montez le thermostat dans votre maison, il faut plusieurs heures pour que la pièce monte en température. Il lui faut du temps pour cela, c’est l’inertie des masses (Référence au livre Le scénario Titanic). A une plus grande échelle, la Terre qui se réchauffe, c’est parce que nos parents ou grands-parents ont déréglé le thermostat de la Terre. Nous récoltons aujourd’hui, en bien comme en mal, les fruits des décisions, des actions, des erreurs commises par nos pères, grands-pères et arrière-grands-pères. Une chaudière énorme s’est mise en route, elle continue, inlassablement tous les jours de réchauffer la Terre, l’inertie ne nous permet pas de nous en rendre compte. En continuant, aujourd’hui d’augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère, nous poussons un peu plus le chauffage tous les jours. Nous semons aujourd’hui ce que récolteront nos enfants et petits-enfants dans quelques décennies. Cette inertie nous masque l’ampleur du problème, c’est pour cette raison qu’il est urgent de réagir.

Une autre inertie doit également être prise en compte dans notre raisonnement. Quand bien même nous déciderions tous d’être éco-citoyens, les produits et services respectueux de l’environnement ne sont pas encore facilement accessibles et disponibles en masse. Quels que soient les domaines, il faut compter entre trente et cinquante ans pour qu’un produit ou une technologie se diffuse partout dans le monde. Encore faut-il que la demande soit forte. Enfin, il faut reconnaître également que nous sommes « longs à la détente » et qu’il nous aura fallu par exemple plus de quarante ans également pour que nous adoptions les bons gestes en matière de sécurité routière (en France).

Tant de chemin reste à parcourir. Nous avons l’impression que les choses bougent, mais nous regardons le présent avec le poids de notre éducation, de notre formatage, de nos habitudes et de nos certitudes. Nous sommes à mille lieues de nous rendre compte à quel point nous sommes en retard dans le domaine. Le parallèle qui suit, va peut-être vous étonner, mais c’est voulu. Quand j’étais petit, il y a de cela quarante ans, chez moi, les toilettes étaient dehors, dans la cour. Aujourd’hui nous en avons deux dans la maison, un en bas et l’autre à l’étage. Lorsque je dis cela à mes enfants, ils sont MDR (morts de rire). Aujourd’hui, en termes de préservation de l’environnement, nous sommes à la rue et nous ne l’avons pas encore à tous les étages. J’espère très sincèrement que mes petits-enfants pourront en sourire quand leurs parents leur décriront nos modes de vie actuels. Beaucoup de chemin reste à parcourir et il est maintenant urgent d’accélérer.

Comment progressez-vous un peu tous les jours ?
Progresser dans le domaine de l’environnement, c’est comme apprendre une langue étrangère ou pratiquer un nouveau sport. Il faut apprendre les règles de base, la « grammaire et le vocabulaire », pratiquer un peu tous les jours et surtout avoir l’envie et la volonté de le faire. Si vous lisez ces lignes, vous êtes sans doute convaincu, vous avez cette volonté de progresser et vous avez conscience de la difficulté. Mais combien sommes-nous réellement dans ce cas ? Compte tenu de l’urgence de la situation, comment transmettre rapidement au plus grand nombre cette volonté de progresser ? Par la contrainte ou en jouant sur l’effet d’entraînement ?
 

Laisser une réponse